Représentant plus de 80% des participantes et participants du régime, l’APEQ, l’APTS, la CSN, la CSQ, la FIQ, la FTQ, le SFPQ, et le SPGQ sont déçus, mais non surpris, des rendements obtenus (-25,7%) par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) pour la caisse des employées et employés cotisants au Régime de retraite des employées et employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP).

Dans un contexte où une gestion indicielle du portefeuille de référence aurait conduit à des pertes de 19,36%, les pertes supplémentaires de 6,29% en ce qui concerne le RREGOP sont préoccupantes.

Certaines décisions prises par la Caisse de dépôt et placement dans la gestion active de la caisse du RREGOP seront analysées et feront l’objet de discussions avec les représentants de la CDPQ. Quant à la politique de placement du RREGOP, les organisations syndicales reconnaissent qu’elles en assument, conjointement avec la CDPQ, la responsabilité.

Les représentantes et représentants syndicaux tiennent à souligner que le régime n’est pas en péril. D’une part, une bonne partie de ce rendement négatif est attribuable à des provisions pour pertes éventuelles liées à une évaluation des actifs qui suppose qu’on les vende immédiatement, quelle que soit leur valeur intrinsèque; ce ne sont pas des pertes matérialisées. D’autre part, le portefeuille de référence du RREGOP a obtenu un rendement moyen suffisant, sur 20ans, pour remplir ses obligations, et ce, même en incluant le mauvais rendement de 2008.

Ce résultat découle des décisions prises à l’égard de la politique de placement et il confirme l’importance de privilégier une politique de placement à long terme. Le comité de retraite entend maintenir cette orientation.