Les fonds de petite capitalisation se sont mieux tirés d’affaires que ceux de grande capitalisation au 1er trimestre. Le rendement médian des petites caps a été de – 1 %, celui des grandes caps, de – 2,7 %, selon les données de la firme Russell.
La relative bonne tenue des petites caps est due principalement aux secteurs des technologies et des ressources, qui ont connu un solide 1er trimestre. Dans les technologies, le titre de Research in Motion a gagné à lui seul 10 % durant la période. Les producteurs de métaux précieux ont également terminé le trimestre avec de bons résultats.
Victoire du style croissance
Les gestionnaires de style croissance ont eu le dessus sur leurs confrères « valeur » au 1er trimestre. Près de la moitié des premiers (47 %) ont réussi à battre l’indice composé S&P/TSX, alors que 37 % seulement des « valeur » y sont parvenus.
Au trimestre précédent, soit le 4e de 2008, ce fut le contraire : 67 % des « valeur », contre 60 % des « croissance », ont supplanté l’indice composé S&P/TSX.
Le meilleur : croissance ou « valeur » ?
Cela montre à quel point les styles sont volatiles. Au bout du compte, les uns et les autres finissent à être quasiment à forces égales. Sur 10 ans, indiquent les données de Russell, les « valeur » battent par seulement 10 points de base les performances trimestrielles des gestionnaires «croissance». Sur 20 ans, l’écart est encore plus ténu.
Les gestionnaires des fonds de petite capitalisation ont la réputation d’être actifs sur les marchés. Cela les sert bien lorsque les indices pointent vers le bas. En effet, ils peuvent vendre rapidement les titres en difficulté, alors que les gestionnaires de fonds de grande capitalisation les conservent plus longtemps, leurs cibles étant plus éloignées dans le temps.
Pour espérer faire mieux que les indices de référence, ils concentrent leurs actifs. Consommation de base, consommation discrétionnaire et sociétés industrielles sont des secteurs assez bien représentés dans les portefeuilles canadiens. Ces secteurs n’ont pas connu un bon 1er trimestre. La belle prestation des titres technologiques et de certains producteurs de métaux précieux a réussi à limiter les dégâts et à atteindre presque le seuil des rendements positifs.