OMERS a obtenu un taux de rendement total négatif de 15,3 % pour 2008, contre un taux de rendement total positif de 8,7 % en 2007. Malgré les résultats négatifs en 2008, OMERS a affiché un taux de rendement moyen pour les cinq dernières années de 6,9 %, taux qui est supérieur au taux de rendement moyen sur cinq ans nécessaire à la capitalisation du régime et dépasse celui de l’indice de référence.

La perte nette de placement pour 2008 a totalisé 8 013 millions de dollars, contre un revenu net de placement de 3 938 millions de dollars pour l’exercice précédent. D’après une récente enquête effectuée par RBC Dexia Investor Services et portant sur les régimes de retraite dont les actifs dépassent un milliard de dollars, les résultats de 2008 ont permis à OMERS de se classer dans le quartile supérieur pour l’exercice et pour la période des cinq dernières années.

« La crise financière qui a ravagé les marchés mondiaux en 2008 est un événement qui n’arrive qu’une fois dans une vie », a déclaré Michael Nobrega, président-directeur général d’OMERS. « Les bourses de valeurs mobilières ont plongé à des niveaux jamais vus depuis des lustres. Les marchés boursiers mondiaux ont chuté d’environ 40 %. OMERS n’a pas été épargné par cette déroute des marchés, même si nous estimons nous en être plutôt bien sortis grâce au rendement de nos placements en titres à revenu fixe, en biens immobiliers et en infrastructure, et à notre décision de ne pas investir dans certains produits financiers à risque élevé. »

« Depuis l’adoption de notre politique de répartition de l’actif en 2003, nous avons réduit nos placements sur les marchés publics de 82,2 % à 60,2 % », a déclaré Patrick Crowley, directeur financier d’OMERS. « Nous avons réalisé un meilleur équilibre entre nos placements sur les marchés publics et nos placements sur les marchés privés, et bien que nous ayons subi des pertes en 2008, celles-ci ont été atténuées par le rééquilibrage de notre portefeuille en faveur des placements sur les marchés privés. »

Cette stratégie de rééquilibrage au profit des marches privés a été accélérée en 2008 grâce à plusieurs placements sur les marchés privés et une forte réduction de notre exposition aux marchés boursiers mondiaux, réduisant ainsi considérablement la valeur de nos placements sur les marchés publics.

OMERS a évité une exposition directe à certains types de placements risqués, comme les prêts hypothécaires à risque, les obligations adossées à des actifs et les actifs acquis par un recours excessif à l’effet de levier, lesquels ont contribué à la crise qui a frappé de nombreuses institutions financières et créé une spirale descendante ressentie par les investisseurs du monde entier.

« Nous poursuivons une stratégie de placement à long terme et les résultats d’une seule année ne seront pas déterminants pour l’avenir du régime, a expliqué M. Nobrega. Je tiens à rassurer tout de suite nos participants : leurs prestations de retraite sont sûres. »