Les fonds à échéancier connaissent une croissance rapide comme option de placement dans un régime de retraite à cotisations déterminées, notamment comme stratégie de placement par défaut, selon une étude du Vanguard Center for Retirement Research. Dans un fonds à échéancier, l’investisseur reçoit un portefeuille axé exclusivement sur une année déterminée de départ à la retraite. Toutes les décisions concernant la gestion du portefeuille sont déléguées au gestionnaire de fonds.
Selon cette étude, le portefeuille d’actions des participants qui n’investissent pas dans des fonds à échéancier tend à afficher de plus grands extrêmes, avec 16 % des participants n’ayant aucune exposition à des actions ordinaires et 30 % d’entre
eux ayant une exposition totale à des actions ordinaires. Par contre, même si nous constatons que l’écart peut être important pour les fonds à échéancier, l’exposition aux actions des investisseurs de fonds à échéancier va généralement de 40 % à 90 %, selon leur âge et le moment de leur départ à la retraite.
Les fonds à échéancier peuvent simplifier les décisions de gestion de portefeuille pour les investisseurs dans des régimes de retraite, dans les bonnes circonstances. Mais les promoteurs de régimes vont devoir faire face à certains problèmes, selon Vanguard. Les participants qui utilisent des fonds à échéancier se classent dans deux catégories distinctes : les investisseurs « purs », détenant un seul fonds à échéancier, essentiellement à la suite de la désignation par défaut de leur régime et des investisseurs « mixtes » qui choisissent de leur propre chef de combiner fonds à
échéancier et autres options. Les caractéristiques des investisseurs « mixtes » sont les suivantes : manque de littératie financière, approche naïve et désordonnée de la diversification et absence de rééquilibrage des portefeuilles existants à la lumière de cette approche.
Les promoteurs, soucieux de la qualité des décisions touchant aux portefeuilles des participants peuvent envisager plusieurs stratégies. Les problèmes les plus pressants pour les promoteurs de régimes de capitalisation canadiens sont, à notre avis, la nécessité de comprendre la littératie financière des participants et de personnaliser les efforts d’éducation dans le but de s’assurer que les participants savent ce qu’ils sont en train de faire. En l’absence de cette littératie financière, les participants doivent consulter des professionnels qualifiés afin de les aider à planifier leur retraite et à mettre en place le processus d’exécution.