La santé financière des régimes de retraite a continué d’être instable au premier trimestre, en raison de la volatilité des marchés boursiers, selon l’indice Mercer, qui est passé à 62 %, une hausse de 3 % depuis le début de l’année.La santé financière des régimes de retraite au Canada a continué d’être instable au premier trimestre, principalement en raison de la volatilité des marchés boursiers, selon l’indice Mercer sur la santé financière des régimes de retraite, qui est passé à 62 %, soit une hausse de 3 % depuis le début de l’année.

Yvan Breton, responsable des services de consultation en gestion de placements de Mercer au Canada, affirme que la plupart des marchés ont continué de chuter au premier trimestre de 2009, mais dans une moindre mesure qu’à l’automne dernier. « Dans l’ensemble, les pertes du premier trimestre enregistrées pour l’actif des régimes de retraite ont fait baisser l’indice d’environ 2 %, a-t-il dit. Ces pertes ont été largement compensées par les gains inscrits dans l’autre partie du bilan ».

Paul Forestell, responsable professionnel du domaine de Régime de retraite, Gestion des risques et finance de Mercer, poursuit en disant : « Les règles servant à déterminer les valeurs de transfert des prestations constituées ont changé en date du 1er avril dernier et les coûts d’achat de rentes auprès des compagnies d’assurance ont baissé. Ces deux éléments, combiné à la légère hausse des rendements des obligations du gouvernement, ont fait augmenter l’indice d’environ 5 % ».

Un portefeuille équilibré type aurait enregistré un rendement de -3 % pour le premier trimestre, en tenant pas compte de l’incidence de la gestion active des différentes classes d’actif.

Le rendement des obligations canadiennes, mesuré par l’indice obligataire universel DEX, s’est établi à 1,5 % au premier trimestre. Les obligations à moyen terme ont obtenu le meilleur rendement, en hausse de 2,6 %, suivies des obligations à court terme (1,7%) et des obligations à long terme (0,3 %). Les obligations à rendement réel, mesurées par l’indice global des obligations à rendement réel, ont connu un rendement comparativement élevé, soit 4,7 % pour le trimestre.

La plupart des autres grandes catégories d’actions (à l’exclusion des marchés émergents) affichent des rendements négatifs pour le premier trimestre de 2009. Le rendement des actions canadiennes, mesuré par l’indice S&P/TSX composé, s’est établi à -2,0 % au premier trimestre. Il s’agit de la meilleure performance en dollars canadiens parmi toutes les catégories d’actions.

Dans la composition de l’indice, les secteurs GICS suivants ont connu les meilleurs rendements : technologie de l’information, matériaux et soins de santé, avec des rendements respectifs de 8,8 %, 7,8% et 4,3 %. Les trois secteurs GICS suivants ont connu les pires rendements : services publics, industriel et produits de consommation discrétionnaire, avec des rendements respectifs de -11,9 %, -10,2% et -7,5%.

Les actions de sociétés canadiennes à faible capitalisation ont connu un rendement supérieur à celui des actions de sociétés à grande capitalisation, tel que l’indiquent l’indice petite capitalisation mixte (pondéré) BMO avec un rendement de 1,3 %, et l’indice S&P/TSX 60 avec une baisse de 1,5% pour le premier trimestre de 2009.
Les titres croissance ont dépassé les titres valeur au Canada, comme l’indiquent les indices S&P BMI Canada, qui ont enregistré des rendements de 2,9 % et de -5,0 % respectivement en 2008.

La dépréciation encore plus grande du dollar canadien par rapport au dollar US au premier trimestre de cette année a eu un impact positif sur les rendements des indices boursiers américains (en dollars canadiens). Aux États-Unis, l’indice S&P 500 a chuté de 9,3 % (en dollars canadiens) au premier trimestre de 2009, et les titres croissance ont produit un rendement supérieur à celui des titres valeur (indice Russell 3000 croissance, -2,7 % et indice Russell 3000 valeur, -15,4 %). En dollars US, l’indice S&P 500 a enregistré un résultat de
-11,0 %.

En dollars canadiens, le rendement des actions internationales mesuré par l’indice MSCI EAEO, était de -12,2 % au premier trimestre. En monnaie locale, l’indice MSCI EAEO a affiché un rendement de –10,0 % pour la même période : l’appréciation du dollar canadien par rapport aux autres grandes monnaies (soit l’euro et le yen) a eu une incidence négative sur le rendement en dollars canadiens de l’indice MSCI EAEO. Le marché boursier de la région Asie-Pacifique (excluant le Japon) se classe au premier rang avec un rendement de -0,3 %, tandis que le Japon a connu un rendement considérablement inférieur, soit -15,0 %.

Après une année 2008 désastreuse, les marchés émergents ont légèrement repris, avec un rendement de 3,0 % (en dollars canadiens) au premier trimestre.