Au 31 décembre 2008, le ratio de solvabilité moyen des régimes de retraite à prestations déterminées se chiffrait à 85 %, soit un résultat inférieur à celui 98 % obtenu en juin dernier, selon ce qu’a divulgué le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF).

Le contrôle du ratio de solvabilité, ou actif-passif, des quelque 400 régimes de retraite à prestations déterminées qu’il réglemente s’inscrit parmi les activités de surveillance habituelles du BSIF.

Selon la surintendante des institutions financières, Mme Julie Dickson, la détérioration du niveau de capitalisation est essentiellement attribuable à la diminution de la valeur des actifs des régimes de retraite, laquelle résulte de pertes sur les placements en actions. « Si les effets de la hausse des taux d’intérêt sont peu marqués, on peut quand même constater que la reprise des taux donne lieu à une diminution de la valeur du passif », a-t-elle déclaré.

En décembre 2008, le BSIF a écrit aux administrateurs de régimes de retraite fédéraux au sujet des conséquences possibles de la conjoncture économique pour les régimes de retraite à prestations déterminées, enjoignant les promoteurs et les administrateurs de régimes de retraite de se préparer aux retombées du ralentissement économique. Il les invitait également à envisager divers scénarios à long terme, y compris la possibilité que l’économie demeure au ralenti pendant quelque temps, et à prévoir des mesures correspondant à leur niveau de tolérance au risque.

« Le BSIF continue d’encourager les répondants et les administrateurs de régimes de retraite à employer des exercices de simulation comme outils de gestion du risque », a ajouté Mme Dickson.

À l’heure actuelle, le BSIF réglemente 7 % des régimes de retraite privés canadiens, ce qui correspond à environ 12 % des actifs des régimes de retraite au pays.