Seule une faible minorité de retraités disposent d’un plan de décaissement détaillé pour la retraite, selon un sondage. 

La phase de décaissement des revenus de retraite n’est toujours pas une priorité pour les retraités canadiens.

Moins d’un retraité canadien sur cinq (18 %) détient un plan de décaissement détaillé pour sa retraite, indique la dernière édition du rapport de Fidelity sur la retraite.

Quant aux personnes qui sont proches du départ à la retraite, ils sont encore moins nombreux à avoir planifié la phase de décaissement. Seuls 8 % des préretraités disposent d’un plan de décaissement pour leurs revenus de retraite.

« L’épargne ne représente qu’une moitié de l’équation, car la façon dont les Canadiens et les Canadiennes transforment l’épargne en revenu est tout aussi importante », commente Michelle Munro, directrice en chef de la recherche sur la retraite et la fiscalité chez Fidelity. « Avoir un plan de retrait détaillé peut contribuer à la prise de décisions plus éclairées, permettre d’éviter les erreurs coûteuses et renforcer la confiance quant à la durabilité de l’épargne tout au long de la retraite. »

Inflation, incertitude, dette…

Le sondage montre également que l’inflation (80 %), les turbulences sur la scène politique mondiale (60 %) et la croissance économique (60 %) restent des sources de préoccupation pour les perspectives de retraite des Canadiens. Un retraité canadien sur trois (34 %) a transféré au moins une partie de ses actifs vers des placements plus prudents, comme des CPG ou des obligations, par crainte de l’instabilité politique.

L’autre grand sujet d’attention pour les retraités réside dans les prêts hypothécaires. Plus d’un retraité sur cinq (22 %) a un prêt hypothécaire, et c’est même le cas de plus de la moitié des préretraités (51 %).

Le sondage a été effectué entre le 27 janvier et le 12 février 2026 auprès de 2 000 Canadiens, dont l’âge médian était de 62 ans.