Les travailleurs canadiens ne dorment pas assez, et cela a des conséquences sur leur rendement au travail.
Plus de quatre travailleurs canadiens sur dix dorment moins que les sept heures par nuit qui sont recommandées pour une bonne santé physique et mentale, indique le rapport intitulé À nous d’agir publié par Sun Life.
Un employé sur cinq (20 %) souffre même d’insomnie clinique, et un travailleur sur trois (33 %) considère que la qualité de son sommeil a une incidence négative sur son travail. Ces répercussions se traduisent par une baisse de la productivité, des absences accrues et des préoccupations en matière de sécurité.
Les femmes en périménopause et ménopause connaissent des difficultés particulièrement élevées en matière de sommeil, puisque une sur trois (33 %) fait de l’insomnie clinique, et que seules 13 % déclarent une absence de difficulté à dormir.
Selon les travailleurs, les principaux obstacles au sommeil sont le stress financier (27 %), l’anxiété ou le stress lié au travail (27 %), le temps d’écran excessif (26 %), les troubles de santé mentale (24 %) et le stress dans la famille (21 %).
Le rapport identifie un lien entre l’insomnie clinique et une maladie chronique qui n’est pas bien gérée.
La plupart des travailleurs canadiens (71 %) s’accordent pour dire que le sommeil est essentiel à une bonne santé. Mais le tiers d’entre eux (33 %) considèrent que la qualité de leur sommeil a une incidence négative sur leur travail
Les employés qui n’ont pas de difficulté à dormir sont deux fois plus nombreux à évaluer très positivement certains aspects liés au travail que ceux qui souffrent d’insomnie clinique. C’est le cas pour ce qui concerne une bonne concentration, la productivité, la motivation au travail, la satisfaction à l’égard du travail et à l’égard de l’employeur. Dans une moindre mesure, c’est également le cas de la qualité du travail.
Malgré ces constats des employés, une faible minorité des employeurs considèrent que la qualité du sommeil a un incidence négative sur leur organisation. Seulement 32 % des entreprises croient que la qualité du sommeil a une incidence négative sur la productivité, 28 % sur l’humeur et la culture ou encore sur l’innovation ou la créativité, 23 % sur la sécurité. Les entreprises de 500 employés et plus sont nettement plus susceptible d’établir de tels liens.