Un robot analyse un cerveau
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Un employeur américain sur cinq intègrent activement l’IA dans leurs programmes d’avantages sociaux. 

Selon une nouvelle enquête menée par WTW, seuls 20 % des employeurs américains déclarent mettre activement en œuvre l’intelligence artificielle (IA) dans leurs programmes d’avantages sociaux.

Cette enquête, menée auprès de plus de 300 employeurs, révèle que ce chiffre devrait augmenter considérablement, puisque 72 % d’entre eux ont déclaré avoir l’intention d’intégrer l’IA dans leurs programmes d’avantages sociaux au cours des deux prochaines années, ce qui indique un passage rapide de la phase d’expérimentation à celle de mise en œuvre.

Les investissements prévus indiquent que l’IA est en passe de devenir un élément central des opérations liées aux avantages sociaux, notamment pour améliorer la communication (68 %), l’analyse des données et les informations (59 %) ainsi que l’accompagnement personnalisé (57 %).

L’enquête a également révélé que les précurseurs, représentant environ 16 % des employeurs, donnent déjà le ton. Si ces précurseurs ont fait état de capacités internes plus solides en matière d’IA, beaucoup ont également fait appel à des partenaires externes pour accélérer l’impact à court terme, notamment dans des domaines tels que le suivi des demandes de remboursement, l’audit et l’évaluation.

Les personnes interrogées ont déclaré s’attendre à ce que l’IA ait un impact positif important ou modéré au cours des deux prochaines années, notamment dans les domaines de la gestion des avantages sociaux, de l’analyse, de la communication et de la gouvernance. Malgré cet optimisme, 71 % des équipes chargées des avantages sociaux ont déclaré avoir un accès limité, voire aucun accès, aux ressources et compétences internes en IA nécessaires pour déployer efficacement l’IA, même lorsque des capacités d’IA au niveau de l’entreprise existaient ailleurs dans l’organisation.

Les employeurs ont cité la confidentialité et la sécurité des données (70 %), les erreurs liées à l’IA (66 %) ainsi que la conformité juridique et les risques fiduciaires (64 %) comme leurs principaux obstacles. Seulement 1 % des organisations ont déclaré disposer d’une feuille de route complète en matière d’IA ou d’un cadre de gouvernance formel spécifique aux avantages sociaux, bien que 56 % aient indiqué en être en train d’élaborer ou d’étudier un.

« L’IA passe rapidement du stade des projets pilotes à celui de l’application pratique dans le domaine de la santé et des avantages sociaux, et les employeurs réfléchissent mûrement aux domaines dans lesquels ils s’attendent à ce qu’elle apporte de la valeur », commente Jeff Chandler, responsable de la commercialisation des services de santé et d’avantages sociaux pour l’Amérique du Nord chez WTW, par communiqué. « Mais l’ambition seule ne suffit pas. Déployer l’IA de manière responsable nécessite des bases solides. »

Ce texte a été publié initialement sur Benefits Canada.