Plus de 90 % des personnes souffrant d’obésité ou de diabète n’ont toujours reçu ni médicaments ni chirurgie, selon une étude américaine.
Les médicaments à base de GLP-1 gagnent en popularité avec des conséquences visibles.
L’essor des GLP-1 fait s’effondrer le nombre de chirurgies, montre une étude américaine. Alors que l’utilisation de ces médicaments a augmenté de 140,4 % entre 2022 et 2024, l’utilisation de la chirurgie bariatrique métabolique a diminué de 34,1 %, rapporte Medical Xpress.
La popularité des GLP-1 entraîne une pression croissante sur les régimes de soins de santé.
Pourtant, la flambée des coûts n’est alimentée que par une minorité de patients. En effet, l’étude pointe que plus de 90 % des personnes souffrant d’obésité ou de diabète n’ont toujours reçu ni médicaments ni chirurgie.
Près d’un patient sur dix éligible au traitement de perte de poids choisit les médicaments, tandis que seulement 0,4 % optent désormais pour la chirurgie bariatrique.
Alors que l’utilisation des médicaments GLP-1 bondit, elle ne concerne donc encore qu’une petite minorité de patients. Un possible élargissement de l’accès aux traitements, qu’ils soient médicamenteux ou chirurgicaux, recèle donc un potentiel immense de pression sur les régimes: si seulement la moitié des patients obtenait un traitement, le coût global serait multiplié par cinq.