Les travailleuses américaines sont plus motivées et engagées que leurs collègues masculins, mais elles sont aussi plus nombreuses à se sentir épuisées, selon un récent sondage Gallup.

Ainsi, les femmes devancent les hommes de six points de pourcentage en matière d’engagement au travail, avec 34 % contre 28 %. Les femmes sont également plus susceptibles de se dire extrêmement motivées pour explorer des opportunités d’évolution de carrière : 20 % le disent, contre 16 % des hommes. Le développement de carrière, la clarté et le sens du travail sont les principaux moteurs de l’engagement des femmes, note le sondage.

Les femmes sont en outre plus susceptibles que les hommes d’être tout à fait d’accord avec l’affirmation selon laquelle quelqu’un dans leur entourage au travail encourage leur développement (33 % contre 26 %). Elles sont aussi plus nombreuses à affirmer qu’elles ont la possibilité de faire ce qu’elles font le mieux chaque jour, à sentir que leur travail est important et à indiquer avoir un ou une meilleure amie au travail.

Mais ce niveau d’engagement supérieur semble avoir un prix : près d’un tiers des femmes (31 %), contre moins d’un quart des hommes (23 %), déclarent se sentir « très souvent » ou « toujours » épuisées au travail.

Cette tendance à l’épuisement est particulièrement marquée chez les salariées à temps plein ayant des enfants, mais l’écart existe également entre les femmes et les hommes sans enfants.

Le sondage révèle également que l’écart entre les sexes en matière d’épuisement professionnel s’agrandit à mesure que l’on grimpe les échelons hiérarchiques. De 2022 à 2025, en moyenne 29 % des femmes occupant des postes de direction ont déclaré souffrir d’épuisement professionnel, contre 19 % en moyenne chez les hommes occupant ces mêmes postes, soit un écart de 10 points. Parmi les cadres, on observe un écart d’environ sept points entre les taux moyens d’épuisement professionnel des femmes (34 %) et ceux des hommes (27 %). Ces écarts sont restés relativement stables sur cette période de quatre ans.

Les auteurs du sondage soutiennent que pour réduire l’épuisement professionnel des femmes tout en préservant leur motivation et leur engagement, les employeurs devraient engager des conversations régulières et constructives avec leurs employées, surveiller les signes d’épuisement professionnel et aligner la charge de travail sur les priorités organisationnelles.