Les problèmes de santé mentale coûtent 110 milliards de dollars par an aux employeurs canadiens, selon un rapport. 

Les employeurs canadiens supportent chaque année plus de 110 milliards de dollars de coûts liés à la santé mentale de leurs employés, en raison de la perte de productivité, des congés d’invalidité et des aménagements sur le lieu de travail, selon un nouveau rapport de l’Association canadienne de normalisation (CSA).

Le rapport révèle que ces coûts représentent la plus grande part d’un fardeau économique annuel estimé à 180 milliards de dollars lié aux problèmes de santé mentale à l’échelle du pays, un chiffre qui a plus que triplé depuis 2011.

Près d’un Canadien sur trois déclare que son travail est affecté par des problèmes de santé mentale, indique le rapport, soulignant que si 86 % des dépenses des employeurs en matière de santé mentale des employés sont consacrées à des mesures réactives, notamment les demandes d’invalidité, les aménagements du lieu de travail et les coûts liés à la conformité, seulement 14 % sont alloués à la prévention et à l’intervention précoce. Il convient de noter que le présentéisme représente environ 12 milliards de dollars de perte de productivité par an.

Le rapport a mis en évidence un déséquilibre structurel dans la manière dont la santé mentale est abordée à travers le Canada, les dépenses étant concentrées sur la réponse aux crises plutôt que sur la prévention. Il a souligné que la parité en matière de santé mentale et une approche axée sur la prévention constituaient des domaines clés de réforme, notamment l’élargissement de l’accès à des services tels que le conseil et la psychothérapie, ainsi que l’intégration d’un soutien précoce sur les lieux de travail et au sein des communautés.

Si rien ne change, le coût économique total des problèmes de santé mentale au Canada devrait atteindre 600 milliards de dollars par an d’ici 2050, soit près de 20 % du produit intérieur brut du pays, ce qui met en évidence la pression financière croissante qui pèse sur les employeurs et les promoteurs de régimes.

Ce texte a été publié initialement sur Benefits Canada.