Les contraintes augmentent pour les caisses de retraite qui veulent retirer leurs investissements par manque d’éthique.
Les caisses de retraite du Danemark et le fonds souverain de la Norvège font machine arrière face aux barrières qui s’élèvent quand ces grands investisseurs veulent se départir d’actifs qui ne satisfont plus à leurs exigences éthiques.
Le plus grand fond souverain mondial, celui de la Norvège, et non seulement le plus important au monde avec ses 2 200 milliards de dollars US d’actifs, mais aussi un chef de file mondial en matière d’investissement éthique.
Le fonds souverain de la Norvège est régi par des directives éthiques établies par le parlement qui lui interdisent d’investir dans des entreprises qui violent les droits de l’homme ou polluent l’environnement, entre autres, rappelle Reuters.
Or, en novembre, le parlement norvégien a suspendu les désinvestissement éthiques du fonds, et a ordonné la révision des directives. La raison? Les États-Unis venaient de mener un examen minutieux sur le désinvestissement opéré par le fonds norvégien sur la société américaine Caterpillar, dont les bulldozers sont utilisés à Gaza et en Cisjordanie occupée par Israël.
Malgré les délégations du gouvernement norvégien, l’opposition parlementaire craint que les décisions du parlement ont été motivées par le risque que le gouvernement des États-Unis saisisse des actifs du fonds souverain. Plus de la moitié de ses actifs se trouvent en effet aux États-Unis.
Si la situation devait durer, le souverain souverain de la Norvège ne donnerait plus de signaux aux autres investisseurs, dont plusieurs suivent avec attention les décisions de désinvestissement éthique.
De son côté, le fonds souverain norvégien défend son intérêt à rester investi largement, quitte à conserver plus longtemps des actifs qui ne satisfont pas à ses critères éthiques.