Une petite minorité d’organisations canadiennes dispose d’un champion de leur reconnaissance, soit nettement moins que la moyenne mondiale.

Alors que 41 % des organisations mondiales déclarent disposer d’un programme de « champions de la reconnaissance » — des employés qui modélisent activement et promeuvent la reconnaissance afin qu’elle se propage naturellement au sein des équipes — seulement 27 % des entreprises canadiennes en ont un, selon un nouveau rapport de la firme O.C. Tanner.

« La reconnaissance positive a un impact direct et mesurable sur le bien-être et la fidélisation des employés — c’est le ciment qui renforce le lien humain au travail », commente Ed Galasso, vice-président des ventes et du marketing chez O.C. Tanner Canada. « Les employés veulent se sentir vus et valorisés dans leurs fonctions à tous les niveaux, et la reconnaissance est l’un des moyens les plus efficaces de répondre à ce besoin. »

Le rapport, qui a analysé les données de plus de 4 200 employés à l’échelle mondiale, a révélé que, dans les entreprises canadiennes, les champions de la reconnaissance ont eu un impact notable sur les résultats organisationnels : quatre fois plus de chances d’innovation, trois fois plus de chances de fidélisation et deux fois plus de chances de recommander l’organisation.

Lorsque la reconnaissance est intégrée dans le milieu de travail, les employés sont 12 fois plus susceptibles de se voir encore dans l’entreprise dans un an, souligne Galasso, car la reconnaissance renforce l’engagement émotionnel et connecte les employés non seulement à leur travail, mais aussi aux personnes et à la mission qui le sous-tendent.

Les employés évoluant dans ces environnements où la reconnaissance est pleinement intégrée sont également jusqu’à 12 fois plus susceptibles d’avoir un niveau élevé de confiance envers l’organisation, ajoute-t-il. « Ces résultats sont essentiels au bien-être, car le sentiment d’appartenance et de connexion est étroitement lié à la santé mentale, à l’engagement et à la résilience. »

Une majorité (88 %) des employés dont l’organisation dispose d’un programme de champions de la reconnaissance affirment qu’il est efficace, 71 % estiment qu’il contribue à instaurer une culture d’entreprise saine, et 64 % considèrent que les champions jouent un rôle important dans le lancement et la pérennisation du programme de reconnaissance de leur entreprise.

Les champions de la reconnaissance exercent une influence puissante sur la culture d’entreprise parce qu’ils donnent vie à la reconnaissance, explique Galasso. « Ils montrent à leurs collègues comment reconnaître les contributions de façon personnelle et ancrée dans la réalité du travail, ce qui crée un effet d’entraînement. Quand les employés voient quelqu’un en qui ils ont confiance reconnaître les autres de manière authentique, ils sont plus enclins à participer. À terme, la reconnaissance devient partie intégrante de la façon dont le travail se fait, plutôt qu’une initiative distincte. »

Pour les employeurs souhaitant créer un programme de champions de la reconnaissance, il note que l’objectif est de constituer un réseau de personnes de confiance qui modélisent et promeuvent la reconnaissance dans le cadre du travail quotidien. La visibilité est essentielle, car les employés apprennent par l’observation et sont plus enclins à adopter les mêmes comportements lorsqu’ils voient un champion de la reconnaissance montrer l’exemple.

« Il est également important d’aligner la reconnaissance sur les priorités organisationnelles. Lorsque les champions relient la reconnaissance aux valeurs, à la mission et aux objectifs de l’entreprise, cela renforce les comportements qui favorisent le succès. Au fil du temps, cela aide à ancrer la reconnaissance dans la culture et garantit qu’elle sert à la fois les personnes et les résultats de l’entreprise. »

Ce texte a été publié initialement sur Benefits Canada.