Les médicaments de spécialité continuent d’augmenter leur poids dans les dépenses globales des régimes d’assurance médicaments, selon un rapport.
La croissance des dépenses en médicaments de spécialité surpasse largement celle des médicaments traditionnels pour l’année 2025.
Les dépenses globales des régimes d’assurance médicaments ont connu une hausse de 7,3 % en 2025, constate le nouveau rapport d’Express Scripts Canada sur les tendances en matière de médicaments.
Cette croissance est alimentée essentiellement par l’augmentation des dépenses par demandeur (5,7 %), plutôt que par l’accroissement du nombre de demandeurs (1,6 %). Les dépenses relatives par participant sont passées de 658 $ en 2024 à 706 $ en 2025.
Si les dépenses en médicaments traditionnels ont connu une hausse notable (5,2 %), ce sont les médicaments de spécialité qui constituent le moteur de la croissance des coûts, avec une augmentation de 12,5 % en 2025.
En matière de médicaments de spécialité, les demandes de règlement bondissent de 15,7 %, tandis que le nombre de demandeurs connaît une flambée de 19,7 %.
Alors que les médicaments de spécialité ne représentent que 1,1 % du total des demandes de règlement, ils constituent 31,6 % des dépenses en 2025.
Express Scripts Canada observe une transition vers l’utilisation accru de médicaments de spécialité. « Bien qu’ils ne représentent qu’un faible pourcentage de l’ensemble des demandes de règlement, les médicaments de spécialité continuent de représenter une part importante des dépenses, exerçant une pression constante sur la viabilité des régimes d’assurance médicaments », pointe le rapport.
Le sémaglutide est lui aussi un moteur de la croissance des dépenses, avec une hausse de 17,7 % pour cette seule classe de médicaments en 2025, qui demeure à la première place des dépenses globales.
Les systèmes de surveillance instantanée de la glycémie passent du quatrième au troisième rang sur le plan des dépenses globales, devancés par les médicaments biologiques destinés aux maladies inflammatoires.
Additionnées, les dépenses liées aux maladies inflammatoires (11,5 %) et au diabète (11,4 %) représentent près du quart des dépenses globales en médicaments.
Parmi les médicaments de spécialité, les traitements destinés aux maladies inflammatoires, à savoir l’adalimumab et l’infliximab, occupent toujours les deux premières places, suivis par les médicaments visant la fibrose kystique et les maladies de la peau.
Les médicaments visant le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) voient leur part fluctuer dans les dépenses concernant uniquement les médicaments traditionnels. L’arrivée sur le marché de génériques depuis le milieu de l’année 2024 fait reculer la lisdexamfétamine. À l’inverse, le méthylphénidate est à la hausse en raison d’une utilisation accrue de formulations à libération prolongée pour répondre à des besoins spécifiques.