Le 3 avril dernier, Avantages présentait son Sommet Avantages et retraite à l’hôtel Omni Mont- Royal. L’événement réunissait les preneurs de décisions et les experts en matière de régimes de retraite et d’avantages sociaux au Québec. Les présentations et discussions ont portées sur les enjeux importants et les tendances qui se profilent à l’horizon. Les participants ont pu choisir un volet de conférences en fonction de leur domaine de travail. Voici un aperçu de la journée. L

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Le choc des générations

Carol Allain, auteur et formateur, a commencé la journée sur le thème du « choc des générations ». Il a tenu à prévenir les employeurs que lors de l’embauche de la génération Y, qui regroupe les personnes nées entre 1981 et 1996, et de la génération C (Communication, Collaboration, Connexion et Création), plus communément appelée génération Z, des changements s’imposent. « Les Y ne veulent pas nécessairement une sécurité d’emploi, a indiqué le conférencier. Pour la première fois dans notre société, nous avons une génération qui aime le changement. » Les entreprises qui réussiront demain sont celles qui auront compris la réalité générationnelle, poursuit Carol Allain. « Communication et proximité sont à mettre à l’ordre du jour, prévient-il. Nous avons encore trop de gestionnaires qui passent beaucoup de temps dans leur bureau ! Il faut donner des poignées de main honnêtes et transparentes. En 1988, il fallait améliorer l’ergonomie et la ventilation dans les bureaux. Aujourd’hui, ce sont les relations qu’il faut améliorer. Nous devons développer des réflexes plus humains. »

Quel avenir pour la retraite au Québec ?

C’est Denis Latulippe, Directeur de l’École d’actuariat de l’Université Laval et ancien actuaire en chef de la Régie des rentes du Québec, qui a clôturé la journée. « C’est difficile d’espérer des résultats élevés par les temps qui courent, a-t-il lancé. Mais dans la tourmente, il faut se maintenir la tête hors de l’eau. » Pour lui, la grande maturité des régimes de retraite québécois est un enjeu important de l’industrie. Il faut aussi se demander si la situation est tenable pour la société. « La notion de retraite évolue. Le nombre de gens qui reçoivent le RPC ou le RRQ, et qui travaillent toujours, est en augmentation. Mais on doit répondre aux besoins du marché du travail », explique-t-il. Il rappelle également que le clivage est important entre ceux qui ont la chance d’avoir un régime de l’employeur. Rappelons que le Sommet Avantages et retraite a eu lieu avant le dépôt du rapport du comité D’Amours. M. Latulippe espère qu’une solution raisonnable et consensuelle sera un jour proposée et conclut en affirmant qu’il faut continuer la réflexion, pour déterminer comment la société devra s’organiser pour gérer les rentes de retraite. « Quand on a mis en place le RRQ, c’était un grand bond en avant qui a permis aux retraités de se sortir de la pauvreté. Aujourd’hui, la retraite coûte cher, mais il ne faudrait pas pelleter ces frais aux générations futures », dit-il. Devra-t-on donc faire une plus grande place aux régimes publics ? « On peut demander légitimement à un employeur d’offrir un régime de retraite, explique M. Latulippe. Mais on peut comprendre qu’il ne veuille pas assumer ses retraités trop longtemps, d’assumer les risques de longévité. Il y a beaucoup de risques liés à la retraite; ça peut coûter cher, mais il faut continuer la réflexion. »

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