Convaincus qu’ils devront travailler plus longtemps que leurs parents, un grand nombre de jeunes Canadiens s’intéresse de plus en plus au concept de micro-retraite, selon un sondage de Co-operators.
Les micro-retraites, soit des interruptions de carrière brèves et intermittentes, sont attrayantes pour 40 % des travailleurs de moins de 35 ans sondés. Les principales motivations qui poussent les jeunes employés à envisager des micro-retraites sont l’envie de voyager, passer plus de temps avec leur proche et prendre soin de leur santé mentale.
Si l’idée de la micro-retraite fait son chemin dans la tête des jeunes Canadiens, c’est parce qu’une forte proportion d’entre eux (65 %) affirment que la retraite sera différente pour leur génération.
En effet, la moitié des répondants (49 %) pensent qu’il leur sera nécessaire de travailler plus longtemps (40 % au Québec) et de prendre leur retraite plus tard que leurs parents pour des raisons financières. Le tiers des personnes sondées (33 %) estiment même qu’elles ne seront jamais en mesure de prendre leur retraite (30 % au Québec).
Face à une retraite plus qu’incertaine, les jeunes employés sont nombreux à accorder la priorité au moment présent (38 %). Si la rémunération demeure importante, la moitié des jeunes Canadiens déclarent que l’emploi idéal est celui qui offre un horaire flexible (50 %) et un bon équilibre travail-vie personnelle (48 %).
« Cette génération s’adapte à la réalité, et la planification financière doit s’adapter en conséquence. Elle s’attend à travailler longtemps et il va de soi que le bien-être mental, l’équilibre travail-vie personnelle et la flexibilité deviennent de plus en plus prioritaires, souligne Jess Baker, première vice-présidente et cheffe des ventes au détail chez Co-operators. Les jeunes cherchent à atteindre un autre type d’équilibre pour compenser ce sacrifice. »
Micro-retraite ou pas, les jeunes travailleurs peinent à couvrir leurs dépenses courantes tout en épargnant pour des projets à plus long terme, ce qui crée « un cercle vicieux de stress et d’épuisement professionnel », note le sondage. Moins de la moitié (44 %) déclarent pouvoir couvrir leurs dépenses essentielles et mettre de l’argent de côté. Les jeunes Québécois semblent s’en tirer un peu mieux à ce chapitre, alors que 52 % sont en mesure de concilier dépenses courantes et épargne.
À l’échelle canadienne, seulement un peu plus d’un tiers des répondants (38 %) déclarent épargner régulièrement pour leur retraite, contre plus de la moitié (54 %) chez les Canadiens âgés de 35 à 44 ans.
Même si les trois quarts des répondants (72 %) épargnent ou souhaitent épargner pour améliorer leur équilibre travail-vie personnelle, moins de la moitié pensent que leurs habitudes d’investissement actuelles pourront leur assurer une stabilité financière.