La majorité des employés canadiens travaillent alors qu’ils ne se sentent pas bien.

Six travailleurs canadiens sur dix (61 %) déclarent se rendre au travail alors qu’ils ne se sentent pas bien, mentalement ou physiquement, au moins une fois par semaine, selon le dernier indice de santé mentale publié par Telus Santé.

L’enquête, menée auprès de 3 000 personnes, révèle que le score moyen de santé mentale des travailleurs canadiens s’établit à 63,1, pratiquement inchangé par rapport à septembre 2025 (63,2).

Depuis près de quatre ans, l’anxiété (55,5) se classe systématiquement comme le sous-score de santé mentale le plus bas, suivie par l’isolement (58,8), la productivité au travail (60,8), la dépression (61,2), l’optimisme (65,8) et le risque financier (66,3). La santé psychologique générale (71,8) reste l’indicateur de santé mentale le plus élevé en février 2026, selon l’enquête.

Trois travailleurs sur dix (29 %) déclarent un score de santé mentale de 50 ou moins, et la perte de productivité de ce groupe est au moins 2,5 fois supérieure au nombre de jours de travail perdus chez les travailleurs ayant un score de santé mentale de 80 ou plus (22 %).

L’enquête montre également que les travailleurs qui se présentent au travail en mauvaise santé deux fois par semaine perdent trois fois plus de jours de travail par an que ceux qui déclarent ne jamais le faire.

Les employés qui ne travaillent jamais lorsqu’ils sont malades (39 %) déclarent un score moyen de santé mentale de 77,6, soit plus de 14 points de plus que la moyenne nationale. Les travailleurs âgés de 50 ans et plus sont deux fois plus susceptibles que ceux âgés de 40 ans et moins de déclarer ne jamais travailler lorsqu’ils sont malades. De même, les personnes sans enfants sont 60 % plus susceptibles que les parents de déclarer ne jamais travailler lorsqu’elles sont malades.

Plus d’un employé sur trois envisage de quitter son entreprise ou dit ne pas savoir s’il va y rester. Les travailleurs qui envisagent activement de partir perdent 20 jours de productivité de plus par an que ceux qui n’envisagent pas de partir.

Le tiers (34 %) de l’ensemble des travailleurs présente un risque élevé pour la santé mentale, 44 % un risque modéré et 22 % un risque faible. Il est à noter que près de six ans après le lancement de l’indice en avril 2020, la proportion de travailleurs dans le groupe à haut risque reste inchangée.

Ce texte a été publié initialement sur Benefits Canada.