Près de la moitié (48 %) des employés canadiens cotisent autant qu’ils le peuvent à leur régime de retraite fourni par leur employeur, mais seulement 41 % d’entre eux estiment que leurs cotisations, y compris celles de leur employeur, seront suffisantes pour leur assurer une retraite confortable, selon une nouvelle enquête menée par T. Rowe Price.

La portion canadienne de l’enquête menée à l’échelle mondiale a révélé que, bien que les solutions de placement à date cible captent la plupart des cotisations aux régimes de retraite à cotisation déterminée (CD), seulement 16 % des répondants ont indiqué qu’ils investissaient dans un fonds à date cible. Les autres ne croyaient pas investir dans un tel fonds (63 %) ou ne savaient pas comment ils investissaient (21 %).

Parmi les 27 % des répondants qui ont explicitement préféré les placements par défaut, 47 % ont déclaré que c’était parce qu’ils préféraient qu’un professionnel détermine comment leur épargne était investie. « Les épargnants canadiens sont plus enclins que leurs homologues australiens, japonais, britanniques et américains à privilégier les options de placement par défaut, en particulier à mesure qu’ils vieillissent et accumulent davantage d’épargne », soutient Wyatt Lee, responsable des stratégies à date cible chez T. Rowe Price.

L’intention de travailler à la retraite était plus élevée chez les épargnants âgés de 50 ans et plus, près de 30 % d’entre eux prévoyant de travailler au moins à temps partiel, contre 18 % des 35-49 ans et 12 % des 18-34 ans.

Les employés canadiens ont également indiqué préférer les conseillers financiers humains (30 %), tout comme leurs homologues américains (31 %) et britanniques (28 %). Plus d’un tiers des répondants (38 %) ont indiqué que les consultations individuelles avec des conseillers étaient les plus utiles pour s’informer sur la retraite, ce qui est particulièrement apprécié par les épargnants âgés de 50 ans et plus (42 %) et les femmes (40 %).

Il est à noter que 32 % des répondants ont indiqué que leur régime n’offrait pas de formation sur la retraite ou qu’ils ne savaient pas quelles ressources étaient disponibles.

« Étant donné que de nombreux épargnants expriment leur incertitude quant aux options d’investissement, en particulier leur connaissance limitée des fonds à date cible et leur demande claire de conseils personnalisés, il existe un réel besoin de conseils holistiques qui vont au-delà du simple choix d’investissement, affirme Jessica Sclafani, stratège mondiale en matière de retraite chez T. Rowe Price. Les conseillers et les consultants peuvent jouer un rôle essentiel pour combler les lacunes en matière de connaissances, adapter la formation aux différentes générations et aider les Canadiens à équilibrer des objectifs financiers concurrents. »

Cet article a initialement été publié par Benefits Canada