Les participants aux régimes ayant des revenus moyens sont plus susceptibles de considérer que l’inflation affecte leur situation financière personnelle.

Alors que le pourcentage de participants aux régimes qui décrivent leur situation financière personnelle comme nettement ou légèrement meilleure que l’année dernière a diminué, passant de 42 % en 2025 à 34 %, le pourcentage de ceux qui la décrivent comme nettement pire ou légèrement pire a également baissé, passant de 26 % l’année dernière à 22 %, selon l’enquête 2026 sur l’épargne des employés menée par Benefits Canada.

Lors d’un webinaire consacré aux résultats de l’enquête, Jimmy Carbonneau, directeur national des régimes de retraite, d’assurance et de rente collectifs chez AGA Benefit Solutions, a déclaré que ces conclusions reflétaient une économie en forme de E — dans laquelle les employés à revenus élevés continuent de dépenser tandis que les travailleurs à faibles revenus réduisent leur consommation — et a comparé ces résultats au voyant de maintenance d’une automobile. « Je ne dis pas que l’automobile est en mauvais état ou irréparable, mais certaines pièces pourraient nécessiter une attention particulière ou une mise à niveau. »

Le poids de l’inflation

Pour la première fois, l’enquête, menée en janvier 2026 auprès de 500 participants à des régimes à travers le Canada, a demandé dans quelle mesure le coût de la vie avait affecté leur situation financière personnelle. Une majorité (61 %) répond de manière plutôt ou très négative. Les personnes dont le revenu du ménage se situe entre 60 000 et 99 000 dollars étaient les plus susceptibles d’être d’accord avec cette affirmation, à 76 %, suivies par celles de la tranche de revenu la plus élevée (plus de 150 000 dollars) à 63 %. Il est intéressant de noter que les répondants dont le revenu du ménage est inférieur à 60 000 dollars étaient les moins susceptibles d’être d’accord, à 46 %.

S’exprimant également lors du webinaire, Tawnya Duxbury, vice-présidente adjointe des produits et solutions de retraite en milieu de travail chez la Compagnie d’assurance Canada-Vie, a fait remarquer que les ménages à revenus moyens et élevés ressentent les effets de la baisse de leur revenu disponible.

« Ils sont mécontents de ne pas épargner au même rythme, de ne pas pouvoir faire les rénovations qu’ils avaient prévues [ou] de devoir peut-être réduire leurs dépenses de voyage. Aucun ménage [à revenu moyen ou élevé] n’est à l’abri de la situation financière actuelle. »

Depuis plusieurs années, le sondage demande aux répondants de classer leurs principales priorités financières, le paiement des dépenses quotidiennes occupant systématiquement la première place. Cette année, l’épargne-retraite a gagné cinq points de pourcentage — passant de 42 % à 47 % — et la constitution d’un fonds d’urgence a gagné trois points de pourcentage — passant de 36 % à 39 %. Les personnes appartenant à la tranche de revenus la plus élevée étaient les plus susceptibles de classer l’épargne-retraite comme leur priorité absolue.

Au cours du webinaire, Dean Newell, vice-président d’Actuarial Solutions, a cité plusieurs raisons expliquant pourquoi les participants aux régimes accordent la priorité à l’épargne d’urgence et à l’épargne-retraite, notamment les chocs économiques récents et une évolution culturelle plus large vers la préparation financière. « Plutôt que de dépenser sans compter pendant les périodes fastes, les gens adoptent une attitude plus prudente [et] se préparent à l’éventualité d’une détérioration de la situation dans un avenir proche. »

Exportation et Développement Canada (EDC) met à la disposition de ses employés plusieurs outils et ressources de planification financière par le biais de son programme d’aide aux employés et de son gestionnaire de dossiers, a déclaré Angela Rawal, responsable des programmes de retraite de l’organisation. Les régimes d’épargne de l’organisation comprennent un régime de retraite à cotisations définies qui exige une cotisation de l’employé comprise entre 4 et 6 %, à laquelle l’employeur ajoute une contribution équivalente d’au moins 125 % et pouvant aller jusqu’à 200 %.

« Nous voulons simplement nous assurer que les employés ont accès à l’information et au soutien dont ils ont besoin pour se sentir plus à l’aise. […] Les employés qui passent moins de temps à se préoccuper des contraintes liées à leur situation financière seront également plus productifs. »

Ce texte a été publié initialement sur Benefits Canada.