Aux États-Unis, de plus en plus d’employeurs réduisent les avantages sociaux destinés à soutenir les familles.
Au cours des dernières années, les employeurs américains ont développé nombreuses formes de soutien aux familles, comme le congé parental payé.
Ce congé offert aux parents est minoritaire, dans un pays qui est le seul à ne pas avoir de congé familial payé universel parmi les pays industrialisés.
Or, une nouvelle tendance émerge, qui voit un recul de ce type d’avantages. La proportion des employeurs américains offrant des congés familiaux payés a diminué de deux points de pourcentage en 2025, à 31 %, selon une enquête annuelle de la Society for Human Resource Management
Plusieurs grandes entreprises, parmi lesquels Deloitte et Zoom, ont annoncé récemment la réduction de leur offre de congé familial, en plus de diminuer le temps de vacances, de supprimer le soutien financier à l’adoption, à la maternité de substitution et à la fécondation in vitro (FIV), rapporte le New York Times.
Les femmes sont les premières concernées par cette diminution des avantages sociaux, puisque les congés familiaux rémunérés aident nombre d’entre elles à conserver leur emploi. D’ailleurs, Deloitte opère ces restrictions uniquement parmi le personnel de soutien, qui sont des emplois généralement moins bien rémunérés et occupés majoritairement par des femmes. Les réductions d’avantages ne sont pas prévues pour les postes de comptables et de consultants.
Aux États-Unis, la réduction de l’offre de congés familiaux s’inscrit dans une tendance générale de réduction des avantages sociaux, en raison d’un marché du travail moins concurrentiel entre les employeurs. Les services de blanchisserie et les collations sont aussi revus à la baisse.
La diminution des congés familiaux survient également dans le contexte de l’offensive de l’administration Trump contre les initiatives en matière de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI). Or, les avantages familiaux en font partie puis qu’ils sont considérés comme un moyen de recruter des femmes, tandis que les prestations liées à l’adoption et à la maternité de substitution sont souvent utilisées par les couples de même sexe, explique le quotidien new-yorkais.
Alors que le recul du soutien en famille est dénoncé comme un pas en arrière en matière de droit des femmes sur le lieu de travail, d’autres entreprises prennent le contre-pied de cette tendance. Starbucks vient d’augmenter son congé parental payé, en vantant que le soutien aux employés se reflète sur la qualité du service au client.