La majorité des employés canadiens se sentent épuisés sur le plan émotionnel, tandis que l’anxiété financière se répand.
Près de six employés canadiens sur dix (58 %) se sentent épuisés sur le plan émotionnel, et plus de la moitié (53 %) indiquent que leur charge de travail a augmenté sans augmentation de salaire, selon le dernier Indice de résilience financière publié par Harris & Partners.
Cet indice révèle également que 45 % des travailleurs canadiens déclarent avoir pris un deuxième emploi ou effectué des missions ponctuelles supplémentaires juste pour joindre les deux bouts. Un travailleur sur cinq (21 %) indiquent avoir assumé des tâches supplémentaires au travail sans compensation, tandis que 15 % disent avoir effectué des heures supplémentaires non rémunérées.
L’Indice de résilience financière est établi à partir de plus de 12 000 réponses recueillies au sein de plusieurs études nationales.
« Nous avons l’habitude de considérer les heures supplémentaires ou le travail supplémentaire comme un moyen d’assurer notre sécurité », commente Joshua Harris, directeur général de Harris & Partners, par communiqué. « C’est devenu un mécanisme d’adaptation — et même ainsi, cela ne suffit pas. »
L’enquête révèle également que 76 % des personnes interrogées mentionnent que leur stress professionnel ou financier a nui à leur santé mentale au cours de l’année écoulée. Six travailleurs sur dix (60 %) déclarent s’endormir en s’inquiétant pour leur situation financière, et 46 % disent perdre le sommeil à cause de la pression financière.
Sept travailleurs sur dix (68 %) affirment que leurs dettes leur causaient de l’anxiété, et 57 % indiquent qu’ils cachent leurs difficultés financières à leurs proches. « Nous sommes entrés dans une période où la honte liée aux finances est aussi courante que le stress financier », pointe Joshua Harris. « Les gens se sentent gênés, ne veulent pas inquiéter leur conjoint ou pensent qu’ils doivent simplement « faire face ». Mais le stress silencieux reste du stress — il ronge la santé mentale et les relations. »
Selon Harris & Partners, les revenus des ménages ne suffisent plus à couvrir le coût de la vie pour la majorité des Canadiens. Plus de la moitié (57 %) des personnes interrogées disent que leurs revenus ne couvrent pas leurs dépenses de base, notamment le loyer, la nourriture et les factures. De plus, 89 % affirment vivre au jour le jour.
« Nous discutons chaque jour avec des personnes qui gagnent plus que jamais au cours de leur carrière, mais qui ne parviennent toujours pas à faire face aux factures d’épicerie ou à la hausse des loyers », a déclaré M. Harris. « Lorsque les produits de première nécessité deviennent inabordables, la résilience financière ne se détériore pas simplement, elle disparaît. »
Ce texte a été publié initialement sur Benefits Canada.